En marge des anneaux olympiques, un autre cercle se dessine à Paris. Du 11 au 17 août, rue de Turenne, le Women International Trade Connect (WITC) déploie pour la première fois ses stands dans la capitale. Venue de Lagos avec ses rêves, ses talents et ses tissus chatoyants, l’initiative nigériane veut offrir aux entrepreneures africaines une rampe de lancement vers les marchés mondiaux.
Née dans l’imaginaire d’un noyau dur de femmes d’affaires nigérianes, WITC n’est pas qu’une vitrine. C’est un cri de ralliement : créer, vendre, réseauter, exister. Avec AIDES-AF, l’association de Faiza Chaker, le salon, gratuit et ouvert au public, veut mettre sous les projecteurs l’artisanat, la mode, les cosmétiques, les innovations techno et les délices culinaires venus du continent.
Chaque stand raconte une histoire : celle de Trixy Donnay, cofondatrice de Jackob, agroalimentaire made in Brésil, ou de Djamila Kerdoun, DK Ambassador, navigatrice dans les eaux du luxe. Des masterclass pour affûter son pitch, des tables rondes pour casser la glace avec investisseurs et distributeurs, et, en apothéose, un gala dans le Marais, 5-7 rue Bailly, mené par la flamboyante Johanne Gisèle Gabon.
Les soutiens ne manquent pas. Dadastone Ipoma, ambassadeur du Pacte Européen pour le Climat, et Ferid Memmiche, politique tunisien, viennent bénir l’événement. Le tout sur fond de conférences dopées au commerce international, au marketing digital et au financement d’entreprise. Objectif : repartir avec des cartes de visite, mais surtout des clés pour ouvrir d’autres marchés.
En choisissant Paris, et la parenthèse mondialisée des Jeux, WITC joue la carte du symbole : des compétitrices aussi à l’aise sur un podium que dans une salle de négo. Après le Marais, d’autres villes suivront. Mais cette première édition, entre tissus wax et deals sur coin de table, ressemble déjà à un coup d’envoi.

