Brive-la-Gaillarde, ça sonne terroir, ça sent la truffe chaude et le bitume mouillé. Coincée quelque part entre campagne chic et ville à taille humaine, la cité corrézienne n’a pas dit son dernier mot.
Et si vous pensiez y faire juste un détour, prévoyez large : le Pays de Brive, ça se déguste à feu doux.
Sous la Halle, les diamants noirs

Le marché de Brive, planqué sous la Halle Brassens, Georges aurait aimé, aligne ses trésors les samedis matins comme un manifeste de la ruralité heureuse. Ici, la Tuber Melanosporum, alias truffe noire, fait sa diva. Elle voisine avec le foie gras, les pommes qui croquent et les noix qui sentent bon le terroir. Pas de chichi, que du vrai. Des producteurs locaux, le sourire franc, et des produits à faire pâlir un brunch parisien.
Vélo, sueur et patrimoine

À Brive, on ne pédale pas pour fuir. On pédale pour voir. Le lac du Causse déroule son bleu, les coteaux de la Vézère leur vert, et le centre-ville son histoire. Louez un biclou, oubliez la montre. À deux roues, on frôle les pierres du XVe de la chapelle Saint-Libéral, on s’arrête devant le phare (oui, un phare à Brive), et on respire, enfin. Ici, la lenteur n’est pas un défaut, c’est un style de vie.
Forget, mais pas trop

Dans la galaxie des tables sincères, le Bistrot Forget a sa constellation. Christophe Forget, chef sans tralala, distille une cuisine d’auteur à mi-chemin entre mamie et modernité. Carte courte, produits locaux, cuissons franches et assiettes qui racontent la Corrèze sans détour. L’ambiance ? Bistrot chic, sans nappe amidonnée ni serveur engoncé. Juste ce qu’il faut de tenue pour sublimer les saisons.
Un ailleurs à portée de train
Brive, c’est l’antidote à la ville qui va trop vite. Une parenthèse où le gourmand flirte avec le contemplatif, où le vélo fait office de psy et où l’assiette parle à l’âme. Le tout, à quelques heures de Paris, sans besoin de visa. Alors, on y va ?
POUR PLUS D'INFORMATIONS :
Site web officiel du Pays de Brive