Hôtel Pilgrim : une parenthèse vintage, un sanctuaire cosmopolite où l’âme des années 70 s’exprime. © Hôtel Pilgrim

Hôtel Pilgrim : l’âme seventies en embuscade dans le 5ᵉ parisien

Lise-Marie Ranner-Luxin
Par
Lise-Marie Ranner-Luxin
Directrice de la rédaction
Fondatrice du site, Lise-Marie aime la culture et sa ville Paris. Elle a travaillé dans la presse magazine féminine et informatique ainsi que dans la mode....
- Directrice de la rédaction
3 Min. de lecture

Dans le cinquième arrondissement de Paris, en pleine jungle universitaire et touristico-bourgeoise, un ovni rétro s’est posé rue de Poissy. Derrière sa façade sombre et faussement austère, l’Hôtel Pilgrim joue la carte d’un revival seventies bien ficelé, à la croisée du brutalisme chic et du cocon arty.

Exit les hôtels de charme en mode naphtaline, bienvenue dans un refuge néo-vintage pour voyageurs urbains en quête de sensations analogiques.

Lobby brutaliste, ambiance feutrée

Le cabinet d’architectes Cyril Durand Behar a métamorphosé les vestiges d’un garage en un espace chaleureux. © Hôtel Pilgrim

Dès l’entrée, le ton est donné : béton apparent, volumes maîtrisés, design léché. Un salon lounge comme figé dans un plan-séquence de L’Important c’est d’aimer : tables basses en bois sombre, fauteuils enveloppants, cheminée à vapeur en guise de feu sacré. Sur les murs, les fresques du duo Redfield & Dattner injectent une dose de poésie contemporaine à cette scénographie rétro. Le tout s’ouvre sur une terrasse discrète, parfaite pour un café du matin ou un zoom call qui finit en verre de blanc.

Des chambres qui claquent, des soins qui dorlotent

Sur six étages, les 53 chambres déclinent le fil rouge esthétique : teintes chaudes, matériaux bruts, détails bien sentis. Chaque pièce raconte une histoire, entre clins d’œil à un Paris d’avant-gentrification et accrochages venus d’ailleurs. À l’étage bien-être, parce que personne ne dit non à une pause, on retrouve une piscine intérieure, un hammam discret, des soins bien pensés et une salle de sport équipée mais pas oppressante. Clients de passage ou Parisiens en quête de calme : la parenthèse est accessible à tous.

L’Hôtel Pilgrim, situé au 11 Rue de Poissy, se dresse fièrement au milieu des immeubles haussmanniens du 5ème arrondissement. © Hôtel Pilgrim

Une enclave bohème entre Panthéon et Jardin des Plantes

Le Pilgrim n’est pas seulement un hôtel. C’est un manifeste esthétique. Installé à deux pas de la Seine et du Quartier latin, il détourne les codes du luxe formaté pour proposer une expérience qui sent bon le disco chic, les vinyles poussiéreux et les intérieurs qui racontent des vies. Pensé par l’architecte Cyril Durand Behar, l’ancien garage est devenu un repaire d’initiés, un laboratoire de textures où le verre fumé côtoie les panneaux laqués sans jamais sombrer dans le pastiche.

Un parfum d’ailleurs à deux pas du cœur de Paris

La curation artistique, signée Saint-Lazare, injecte dans chaque recoin un supplément d’âme mondialisée. Le Pilgrim assume son cosmopolitisme : ici, on voyage sans prendre l’avion. On flâne dans le 5ᵉ comme on traverse un souvenir. Et quand on redescend du rooftop, c’est Paris qu’on redécouvre. Avec un léger filtre sépia.

Réservations pour un voyage dans le temps : bonjour@hotelpilgrim.paris

Partager cet article
Directrice de la rédaction
Suivre :
Fondatrice du site, Lise-Marie aime la culture et sa ville Paris. Elle a travaillé dans la presse magazine féminine et informatique ainsi que dans la mode. Grande fan du New Yorker, Vogue et Harper’s Bazaar, c’est de ces prestigieuses revues qu’elle s’est inspirée pour créer Rapporteuses.com, des revues avant-gardistes qui ont contribué à l’émancipation des femmes, en matière de mode, de société, d’art et de littérature.
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *