Entre deux cultures, elle marche sans trébucher. Mira Ming, joaillière franco-chinoise, taille ses pierres comme on écrit un poème. Diplômée de la Haute École de Joaillerie de Paris et passée par l’Institut National de Gemmologie, elle ne se contente pas de sertir l’or et la nacre : elle sertit des histoires, des bouts de mémoire, des fragments d’océans et de frontières abolies.
Dans son atelier parisien, elle joue l’orfèvre des sentiments. Son collier-cygne, ailes déployées, protège les océans avec des coquillages et de la nacre en guise de manifeste. Sa broche “Le Chant du Cygne” plane entre grâce et liberté, hommage discret au papillon. Elle se frotte aussi aux symboles : le « Mur des Je T’aime » devient un bijou qui murmure l’amour en 250 langues, clin d’œil aux 60 ans d’amitié diplomatique entre la France et la Chine. Et même un lampadaire des Champs-Élysées, réduit à l’échelle du rêve, se glisse sur une chaîne, souvenir miniature de la capitale.


Du 21 au 24 novembre, à l’Hôtel de l’Industrie, ses pièces s’exposeront au Salon des Arts Joaillers Timeless Jewel. Là où l’art joaillier flirte avec l’innovation, Mira Ming viendra rappeler que l’élégance, quand elle est bien taillée, ne craint ni le temps ni les modes.
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