Retour aux fondamentaux. Les Galeries Lafayette sortent leurs habits de rentrée et, pour tenir le fil, ils ont appelé Sophie Fontanel. L’ex-voix de la mode à Elle, plume libre et Instagrammeuse compulsive, pose son regard ironique et tendre sur l’allure. Du 5 septembre au 16 octobre, sa “wishlist” squatte les vitrines du boulevard Haussmann.
Sophie Fontanel, c’est l’art de se rappeler que le shopping n’est pas qu’une corvée consumériste : c’est une déambulation, une fête de miroirs, de trenchs trop grands et de lavallières étranges. « Donner de l’élan aux femmes », dit-elle. Traduire : autoriser les audaces, oser la dégaine, retrouver l’insouciance des essayages d’ado.


Dans ses coups de cœur, un trench à carreaux AMI, un Falabella vegan signé Stella McCartney, du denim éternel chez Levi’s, un blouson vert sapin par Loewe, un caban Dries Van Noten couleur rouille. À chaque pièce son objet du désir, raconté comme une fable de mode.
La sélection convoque l’héritage (Carven, Ferragamo, Maje), les valeurs sûres (Sessùn, Galeries Lafayette maison, cachemire à prix adouci) et les signatures montantes (Duran Lantink, Zomer). Entre les portants, Sophie rejoue ses lubies : lunettes glamour, sacs ceinture où se perd son téléphone, blousons qui s’anoblissent à l’usure.


Au-delà du vestiaire, Sophie fouille aussi le hors-piste : une eau de parfum Guerlain « pour le club de la délicatesse », un miel Hédène au yuzu, un festival de danse contemporaine. Comme pour dire que l’allure se joue partout, jusque dans un pot de confiture ou une odeur de propre.
Le pari des Galeries ? Laisser une journaliste-écrivaine capter la rentrée par ses marottes. Le pari de Sophie ? Rappeler qu’avant d’être une injonction, la mode reste une jubilation.