Krama Héritage a su allier tradition et modernité pour créer des produits uniques, tout en soutenant les communautés artisanales et en préservant l'environnement. © Krama Héritage

Krama Héritage : le Cambodge au bout du fil

Rapporteuses
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Entre les temples d’Angkor et le vacarme des marchés de Phnom Penh, une étoffe rayée traverse les siècles : le krama. Foulard, ceinture, serviette, abri contre le soleil ou rempart contre la poussière, il est l’âme tissée du Cambodge.

C’est là que Raphaël, diplômé de l’ESSEC, philosophe en goguette et voyageur aux poches pleines de livres, est tombé en amour de cette trame vivante. Il en a fait Krama Héritage, une marque cousue main avec trois fils : éthique, tradition, modernité.

Pas de délocalisation cynique, pas de production à la chaîne. Ici, on tisse à la main, on paie au juste prix, on respecte les heures et les artisans. Chaque foulard, sac ou paire d’espadrilles sort des métiers à tisser comme on sortirait une histoire d’un roman khmer : lentement, avec soin.

Le business, Raphaël le voit comme un acte de création « au service de l’humanité ». Pas de greenwashing non plus : matières naturelles, teinture traditionnelle, impact réduit. Les pièces tiennent dans le temps, traversent les modes. Elles parlent du Cambodge, mais aussi de celles et ceux qui refusent que le monde textile soit synonyme d’usure programmée et de mains invisibles.

Acheter un krama, c’est s’enrouler d’une histoire. C’est emporter avec soi un bout de soleil, de pluie et de patience. C’est dire que la mode, parfois, peut encore avoir du cœur.

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