Son Excellence Leyla Abdullayeva, ambassadrice d’Azerbaïdjan à Paris. © Instagram

Dentelles diplomatiques à l’ambassade d’Azerbaïdjan

Rapporteuses
3 Min. de lecture

Paris, 7 mars 2024. À deux pas des ors républicains, l’ambassade d’Azerbaïdjan déroulait, elle aussi, son tapis rouge pour célébrer la Journée internationale des droits des femmes. Une soirée tout en apparat, entre diplomatie feutrée et mise en scène culturelle millimétrée.

Au programme : un concert aux accents mystiques baptisé La Danse des Symboles, suivi d’un défilé clinquant signé par une maison de couture traditionnelle de Bakou. Titre de l’opus textile : Karabakh – La légende de l’audace et de la beauté. Entre folklore revisité et géopolitique en filigrane, une vision toute azérie du féminin.

Place à la scène

Rasmina en duo avec Babir Babirli. © Instagram

À l’ambassade d’Azerbaïdjan à Paris, la Journée internationale des droits des femmes s’est fêtée sous les ors et les projecteurs. En tandem avec l’Association des Amis de l’Azerbaïdjan, la représentation diplomatique a mis les petits plats dans les grands pour célébrer le 8 mars à sa manière : un savant mélange de discours, de folklore revisité et de haute couture identitaire.

Son Excellence Leyla Abdullayeva, ambassadrice en poste, a ouvert le bal avec un discours calibré, exaltant la symbolique de cette journée mondiale. Puis place à la scène. Rasmina, créatrice de la marque de bijoux RESM et chanteuse à ses heures, s’est transformée en diva pour l’occasion. Quinze morceaux interprétés en duo avec Babir Babirli, compositeur formé au Conservatoire national d’Azerbaïdjan, ont donné le ton d’un concert aux accents mystiques : La Danse des Symboles. Une ode lyrique où la tradition flirte avec l’émotion, sous l’œil ravi des invités triés sur le volet.

Un voyage textile à travers le XIXe siècle caucasien

Mais le clou du spectacle restait à venir. Le défilé de la maison Bakı Milli Gueyim Evi littéralement “Maison du costume national de Bakou” fondée par Konul Valibeyli en 2008, a plongé l’assistance dans un voyage textile à travers le XIXe siècle caucasien. Plus de cinquante silhouettes pour hommes, femmes et enfants ont défilé dans une esthétique oscillant entre patrimoine et couture contemporaine. Thème de cette fresque tissée : De la tradition à la modernité. Mais aussi, Karabakh La Légende de l’Audace et de la Beauté, clin d’œil appuyé à une région au cœur de toutes les tensions, ici réinterprétée en étoffes précieuses et broderies ciselées.

La soirée s’est achevée autour d’un cocktail dînatoire à la hauteur du faste ambiant, entre caviar, musique et conversations feutrées. Diplomatie culturelle oblige. Un événement entre vitrine politique et célébration patrimoniale, où l’élégance servait de passeport à la diplomatie douce.

Plus d’info :

Ambassade Azerbaïdjan (@azerbaidjanenfrance) • Photos et vidéos Instagram

Partager cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *