C’est l’histoire d’un mec. Pas Coluche, non, un autre. Un gars qui a transformé les célibataires en clientèle capturable : Marc Simoncini, le Cupidon du 21e siècle, fondateur de Meetic, ex-roi des sites de rencontre, aujourd’hui business angel à la recherche du prochain petit génie. Et où le trouver ? Dans un palace napoléonien, entre le tartare de saumon et les poignées de main moites : au Chinese Business Club, l’arène bling-bling du networking à la française.
Le 27 mars 2025, rendez-vous est donné au Grand Hôtel InterContinental Opéra. Champagne, caviar, power suits, porcelaine de luxe et carte de visite à jour dans la poche intérieure ou le sac à main griffé. En maître de cérémonie comme toujours : Harold Parisot, président fondateur du Club, moitié entremetteur BCBG, moitié rabatteur de VIP. À ses côtés ce jour-là, Simoncini himself, en guest star. Du beau monde, du carnet d’adresses premium, et un déjeuner plus riche en storytelling qu’en calories.
INTERVIEW — Harold Parisot, le monsieur Loyal du networking chic

Pourquoi Marc Simoncini ?
« Parce que le type ne vend pas que du rêve, il raconte aussi ses gamelles. Et dans un monde où tout le monde veut faire croire qu’il a inventé la roue sur PowerPoint, ça fait du bien. »
Marc Simoncini, c’est un peu le daron du start-up game. Celui qui a codé avant que ce soit hype, qui a planté des projets, encaissé, relancé. Une sorte de boxeur du business. Et Parisot, visiblement, aime les boxeurs qui reviennent sur le ring sans se refaire le nez.
Dans le Club, ils en connaissent un rayon. Tony Parker est déjà passé, Kelly Massol aussi. Même Anthony Bourbon et Frédéric Mazzella ont leurs serviettes brodées à leur nom. Et bientôt, on chuchote que la salle de réunion portera le nom de Jeff Bezos. S’il daigne venir, bien sûr.
Après Tony Parker, Kelly Massol, voici un autre “dragon” de M6. C’est quoi le lien entre le Chinese Business Club et “Qui veut être mon associé ?” ?
« Le lien ? L’envie. L’élan. Et une pincée de storytelling bien monté. Cette émission a réussi un truc rare : rendre l’entrepreneuriat sexy à l’heure de la téléréalité. C’est pas gagné, franchement. Et comme au Club, on aime les gens qui prennent des risques, on se comprend. »
Donc oui, ici, les investisseurs sont un peu des rock stars. Avec des tableurs Excel à la place des guitares.
Marc Simoncini, c’est quoi sa “formule magique” ?
« Il sait écouter. Vraiment écouter. Pas faire semblant entre deux coups de fil. Et il ose la question que tout le monde évite : “Et si ça rate ?” Il intègre le crash dans le plan de vol. Un luxe, une force, un art. »
En gros, Marc, c’est un mec qui a le sens du timing, du flair et du mot juste. Il aurait pu bosser chez Dior, il a préféré coder l’amour.
Côté investissement, quel regard portez-vous sur lui ?
« Il ne met pas des billets pour briller en conférence. Il investit là où il peut avoir un impact. Il cherche l’utile, le concret. Il a le nez fin, mais pas le bling bling. »
Comprendre : c’est pas un de ces mecs qui pose avec une Lamborghini devant une villa en crypto. Plutôt du genre vélo urbain et pitch carré.
Que doivent retenir les membres du Club de son intervention ?
« Qu’on ne devient pas Marc Simoncini en dormant. Ni en postant sur LinkedIn tous les matins. Il faut du jus, des nuits blanches, et de la foi. Le succès, c’est du taf. Et parfois, c’est moche avant d’être beau. »
Message clair : LinkedIn, c’est sympa, mais ça ne remplace ni un banquier, ni une idée, ni 200 mails non lus.
En quoi son expérience éclaire-t-elle les défis numériques d’aujourd’hui ?
« Il a 20 ans d’avance sur des gens qui ont 20 ans de slides. Il sait que la techno n’est rien sans l’usage. Et que l’effet waouh ne dure que 3 minutes, après faut livrer. »
Donc, les pitchs IA avec générateur de licornes en NFT ? Très peu pour lui.
Et sur l’intelligence artificielle, justement, que pensez-vous du rôle de la France ?
« On doit arrêter de jouer les seconds rôles dans un film américain. Il faut des champions européens. Et éviter de détruire trois boulots pour chaque appli qui trie des e-mails. »
Traduction : une IA, oui. Une IA qui remplace tout sauf les profits, non merci.
Quel est l’impact de figures comme Simoncini dans l’écosystème ?
« Il parle vrai. Il parle fort. Et quand il dit aux entrepreneurs français de revenir au pays, ça claque plus qu’une pub de la BPI. Il incarne un leadership qui ne se prend pas trop au sérieux. »
L’entrepreneur qui ne te vend pas du rêve, mais du vécu. Le retour du concret dans l’open space.
Et Musk, justement, vous en pensez quoi de son management intersidéral ?
« Je ne suis pas là pour commenter les frasques du patron de X. Moi, je fais du réseau, pas du clash. Et surtout, je suis fidèle à mes partenaires. Depuis 2012. »
Prochains invités ?
Attachez vos ceintures : Jean-François Cirelli (BlackRock), Arthur Mensch (Mistral AI), Antoine Arnault, Yannick Bolloré, Sébastien Bazin… Et qui sait, peut-être Elon Musk, s’il passe par la rue de Bassano entre deux tirs de fusée. Même Hugo Clément aura son moment de lumière tamisée dans les dorures du Grand Hôtel. Une joyeuse sauterie entre business, biodiversité et bulles de champagne.
Un club d’affaires ou un festival de Cannes du business ? On ne sait plus trop. Mais les étoiles sont là, à défaut de tapis rouge.
Le mot de la fin ?
Simoncini, c’est la preuve qu’un date Meetic peut mal finir, mais qu’une idée de start-up peut changer une vie. Et que dans un monde où l’amour s’encode en algorithmes, le networking reste une affaire d’humains.
Plus d’infos :
Chinese Business Club
29 Rue de Bassano, 75008 Paris
Dress code : costume bien taillé, discours bien rôdé.
29 Rue de Bassano, 75008 Paris
Instagram ? Bien sûr.
Instagram
Harold Parisot
Marc Simoncini
Hashtag obligatoire : #JaiRencontréMonBusinessAngel