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L’affiche du 48ème Festival du film américain de Deauville © Martin Harvey / Festival de Deauville

Festival du film américain de Deauville : 13 films en compétition pour le Grand Prix

Du 2 au11 septembre 2022, la 48ème édition du Festival du cinéma américain de Deauville est de retour avec son parterre de stars et une soixantaine de films, dont 13 en lice, avec le très attendu Blonde adapté du best-seller de Joyce Carol Oates, sur la vie de Marilyn Monroe. 

Après Cannes, c’est au tour du Festival de Deauville d’accueillir les plus grandes stars du cinéma outre-Atlantique. Crée en septembre 1975 à l’initiative de deux passionnés de cinéma américain, l’écrivain Lionel Chouchan et le journaliste et producteur de télévision André Halimi, le festival privilégie à travers ses palmarès, le cinéma indépendant. A ses débuts, aidé du maire Michel d’Ornano et de l’homme d’affaires français Lucien Barrière à la tête des casinos et des palaces du même nom, il se voulait une caisse de résonnance pour attirer les grosses productions américaines. Aujourd’hui, le public a vu émerger un cinéma plus confidentiel, à contre-courant des blockbusters hollywoodiens, pour preuve, les treize films en lice pour le Grand Prix, qui sera décerné par le jury présidé par le réalisateur français Arnaud Desplechin.

Deux jurys et un plaidoyer pour l’IVG 

Le jury de ce 48ème festival, au centre avec des lunettes, son président le réalisateur Arnaud Desplechin © André Héliou

Vendredi 2 septembre, la soirée d’ouverture fut l’occasion de présenter le Grand jury présidé par le réalisateur Arnaud Desplechin dont le film Frère et sœur avec Marion Cotillard et Melvil Poupaud, était en compétition à Cannes. C’est à lui que reviendra la lourde tâche de décerner le Grand Prix, avec son jury composé cette année de Jean Paul Civeyrac, Léa Drucker, Pierre Deladonchamps, Yasmina Khadra, Sophie Letourneur, Alex Lutz, scène, et Marine Vacth. L’autre jury celui de la Révélation, présidé par la comédienne Élodie Bouchez, a remis le prix du Nouvel Hollywood à la comédienne Lucy Boynton que l’on a pu voir dans Bohemian Rhapsody sorti en 2018, et qui retrace le destin extraordinaire du groupe Queen et de leur chanteur emblématique Freddie Mercury, interprété l’acteur Rami Malek son compagnon, présent pendant la cérémonie. Ensuite c’est le plaidoyer pour l’avortement Call Jane, de Phyllis Nagy, qui a été projeté. Avec les actrices Elizabeth Banks, Sigourney Weaver, Call Jane raconte l’histoire d’une femme au foyer qui décide d’avorter, quelques années avant l’adoption de l’arrêt Roe vs Wade. Une façon de nous rappeler comme avec le film de la française Audrey Diwan L’Evénement, à quel point la récente décision historique prise le vendredi 24 juin par la Cour Suprême des Etats-Unis, en revenant sur le droit à l’avortement fondé sur l’arrêt Roe contre Wade de 1973, va compliquer la vie de millions d’Américaines.

Blonde, Hallelujah

Ana de Armas dans le rôle de Marilyn Monroe © Bestimage

Autre projection très attendue, cette relecture audacieuse de la trajectoire de Marilyn Monroe, Blonde, inspiré du roman de Joyce Carol Oates. Présenté le 9 septembre en présence de son réalisateur, Andrew Dominik (L’Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford, 2007) et de son actrice principale, la Cubaine et ex-James Bond Girl, Ana de Armas, le biopic sortira le 28 septembre sur Netflix. A noter qu’il est également en course pour Lion d’Or à la Mostra de Venise, qui a débuté le 31 août et qui se termine le 10 septembre prochain où il sera officiellement projeté le 8 septembre. Avec Ana de Armas dans le rôle de Marilyn et Adrien Brody dans celui d’Arthur Miller, le film retrace pendant 2h45, l’en­fance dif­fi­cile de la petite Nor­ma Jeane, à l’as­cen­sion vers la gloire, en pas­sant par sa vie amou­reuse mou­ve­men­tée. Le long métrage brouille volontairement la fron­tière entre réa­li­té et fic­tion pour explo­rer le déca­lage entre l’i­mage publique et la véri­table nature de Mari­lyn Monroe. Autre biopic qui vaut le détour, celui sur le poète canadien décédé Leonard Cohen, Hallelujah, signé Dan Geller et Dayna Goldfine, qui revient à travers la chanson culte du même nom, sur la vie de cet artiste incontournable.

Beau oui, comme Bowie

Brett Morgen a passé quatre ans à plonger dans des images d’archives inédites de David Bowie © Getty Images

La comédienne Thandiwe Newton (Westworld) viendra présenter son dernier film, God’s Gountry, et War Pony, co-réalisé par Gina Gammell et la comédienne Riley Keough la petite-fille d’Elvis Presley, sera projeté les 5, 6, 9 et 11 septembre. Ce long-métrage a déjà eu les honneurs du dernier Festival de Cannes en remportant la Caméra d’Or, prix décerné au meilleur premier film, toutes sélections confondues. Côté documentaire c’est l’exceptionnel Moonage Daydream, sur l’icône David Bowie, réalisé par Brett Morgen présenté hors compétition à Cannes, qui sera également projeté pendant le festival.  Réalisé à partir d’images et d’archives inédites du chanteur britannique données par sa famille, il sera en salle à partir du 21 septembre prochain. Comme l’an dernier, le Festival de Deauville propose une sélection des longs-métrages qui ont marqué l’édition 2022 du Festival de Cannes, baptisée « L’heure de la Croisette ». On peut y voir Sans filtre, la Palme d’Or de Ruben Östlund avec Harris Dickinson, Charlbi Dean Kriek, et les deux Grand Prix ex aequo, Close de Lukas Dhont, et Stars at Noon de Claire Denis, ainsi qu’Armageddon Time de James Gray. Les treize films, ainsi que les avant-premières et les films de toutes les autres sélections, sont accessibles dans les différents espaces du festival, via des billets sur place ou en ligne, ou avec un pass, ou encore un billet à la séance, pour certaines projections.

Les treize films en compétition

Aftersun, de Charlotte Wells 

Palm trees and power lines, de Jamie Dack

1-800-Hot-Nite, de Nick Richey

Dual, de Riley Stearms

Emily the Criminal, de John Patton Ford

Montana story, de Scott McGehee et David Siegel

Over/Under, de Sophia Silver 

Peace in the valley, de Tyler Riggs 

Scrap, de Vivian Kerr 

Stay awake, de Jamie Sisley

The Silent twins, de Agnieszka Smoczynska

War pony, de Gina Gammell et Riley Keough

Watcher, de Chloe Okuno

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