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Les 10 ans du magazine Cerise chez Castel © Jean-Ralph Adiba

Le magazine Cerise guide de la vie germanopratine, fête ses 10 ans

La rive gauche, ses intellectuels, ses belles boutiques, ses monuments historiques. Depuis 10 ans le magazine Cerise crée par Carole Fernandez,  raconte Saint-Germain-des-Prés, ce petit village au centre de Paris, où se mêlent culture et patrimoine, et qui attire les curieux du monde entier.

Ils étaient venus nombreux ce vendredi 13 mai fouler le seuil du 15, rue Princesse, en plein cœur de Saint-Germain-des-Prés, chez Castel, ce lieu mythique qui a vu défiler une génération de joyeux fêtards, roi, reine, artistes, ministres, riches ou fauchés, mais toujours prêts à s’encanailler. Mais ce jour jour-là la reine c’était elle, carole Fernandez et la petite Cerise devenue grande qui fête ses 10 ans. Cerise c’est son bébé, après sa fille Emma bien sûre. Elle l’a imaginé à l’image de ce quartier qu’elle affectionne tant. Il y a là les amis, la famille et ceux qui font partie du clan. Une garde rapprochée bienveillante, dont elle aime à s’entourer, une intelligentsia de tous bords réunis dans cet incontournable lieu des nuits parisiennes chics et branchées. Combien de couples mythiques se sont rencontrés chez Castel ? Réponse dans le numéro collector des 10 ans de Cerise distribué à 25 000 exemplaires à Saint Germain et sur la Rive Gauche dans tous les lieux de passage de prestige : cafés mythiques, restaurants, hôtels, boutiques, ect.

Par amour pour Saint-Germain

A gauche Carole Fernandez à droite Yann Queffélec © Jean-Ralph Adiba

Comment faire battre le cœur d’un quartier, quand son cœur bat pour ce quartier ? Niché au cœur du 6ème arrondissement de Paris, ce lieu très chic et branché de la Capitale parisienne est depuis toujours un haut lieu de la vie intellectuelle parisienne et regorge de petites librairies, cafés et autres galeries d’art où écrivains, peintres, sculpteur, musiciens se pressaient pour y travailler et y chercher un peu de chaleur et d’inspiration. On pouvait y croiser Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Boris Vian, Guillaume Apollinaire, Albert Camus ou encore Pablo Picasso. Et c’est parce que Carole Fernandez adore son quartier qu’elle a souhaité lui rendre hommage, en lançant un magazine vivant beau, qui crée du liant entre les habitants de Saint-Germain-des-Prés et les visiteurs, tout en mettant l’accent sur ce lifestyle si particulier au cœur de Paris. Le défi est donc relevé pour cette experte en relations publiques qui a commencé sa carrière en tant que journaliste avant de devenir la directrice de communication du non moins célèbre café des Deux Magots. Situé non loin de l’église, place et boulevard Saint-Germain Les Deux Magots avec le Café de Flore sont les adresses emblématiques où se côtoient les hauts lieux du Paris littéraire et artistique du 20e siècle. Parmi les invités ce soir-là on a pu voir passer Christian Vadim, venu saluer l’hôte de la soirée, l’écrivain Nicolas d’Estienne d’Orves Viviane Fesquet relations publiques, Yann Queffélec, Prix Goncourt avec Les Noces Barbares, était de la noce, ravi de s’entretenir avec Bernard Werber. Valérie Trierweiler qui passait un très bon moment était en conversation avec Frédéric Tabey, le directeur de l’exploitation des Deux Magots. Et qui dit anniversaire dit gâteau, et forcément cerise sur le gâteau pour fêter cet anniversaire. Le champagne coulait à flot tandis que les invités se régalaient des mets préparés par TaoKan dont l’ex-président de la République et de nombreuses célébrités comme Catherine Deneuve, Monica Bellucci, ou encore Sofia Coppola, plébiscitent la décoration raffinée et leur cuisine chinoise revisitée sur un mode contemporain. Une délicate attention pour les dames était ce bouquet de rose rouge assorti d’un gloss et encre à lèvre lumineux avec un miroir, signé du créateur Grégory Ferrié, qui a remporté un grand succès. 

A retenir  dans Cerise

Chez Castel © Jean-Ralph Adiba

Le quartier chic de Saint-Germain-des-Prés comprend des boutiques élégantes, et des restaurants. Nous avons retenu tout d’abord le Monteverdi cette institution du village repris par Valérie Balard, il y a 9 ans, qui a su perpétuer la tradition et l’âme du restaurant. Marcello Mastroianni était un habitué, les fêtards de Castel y prenaient des forces pour la nuit et tout Saint-Germain-des-Prés s’est attablé, durant 43 ans, chez Claudio Monteverdi, descendant du compositeur et gourmet italien. À partir du mois d’août, la boutique historique de Yves Saint Laurent, située 6, place Saint-Sulpice, restera fermée durant 8 mois, le temps de se refaire une beauté. La marque vient de faire l’acquisition de la boutique de 550 m2 de Sonia Rykiel au 175 boulevard Saint-Germain, et la date d’ouverture n’étant pas encore fixée. Que vont-ils faire des 40 000 livres qui servent encore de décor à Sonia Rykiel ? Et puis il y a le mythique appartement de Serge Gainsbourg qui a ouvert enfin ses portes ! Sous la houlette de Charlotte, la Maison Gainsbourg se compose de l’appartement du 5 bis et, en face, au 14, d’un musée et d’un piano-bar de nuit, le bien-nommé Gainsbarre. Les visites se déroulent en petit comité afin de mieux admirer cette déco demeurée dans son jus, fascinant mix sur fond noir de contemporain et de rétro. Le musée, lui, expose objets et œuvres inédites provenant de la collection de la maison. Que serait Paris sans ses cafés ? Un des plus célèbres immuable depuis 1880 ! Le Café de la Mairie est un incontournable de la Rive Gauche avec sa vue unique et imprenable sur la majestueuse église Saint-Sulpice. Le propriétaire actuel, arrivé en 1960, tient à conserver l’esprit du Café « authentique et sans prétention » précise-t-il. Et pour finir la Brasserie Lipp avec ses superbes mosaïques et fresques murales, classée aujourd’hui au titre des monuments historiques.

Ceux qui en parlent le mieux

Nicolas d’Estienne d’Orves Frédéric Beigbeder Ines de La Fressange © Marlène Delcambre

Même si le fameux « âge d’or » de Saint-Germain-des-Prés appartient au passé, l’esprit élégant et érudit continue de perdurer. L’écrivain Frédéric Beigbeder qui a quitté Paris pour Guéthary, se confie dans Cerise et ne regrette rien comme dans la chanson de Piaf. « Quand on a vécu 50 ans à Saint-Germain » dit-il, « on ne peut qu’en avoir la nostalgie ! J’ai un peu retourné ma veste… Vu du Pays Basque, si je voulais définir Paris, je dirais que c’est toujours Saint-Germain-des-Prés. C’est là qu’il faut être, au Flore, chez Lipp, sur le boulevard Saint-Germain ». Il ajoute cependant : « je reviens une fois par mois et je ne me sentirais pas à Paris si je ne dormais pas à La Louisiane et si je ne prenais pas mon petit-déjeuner au Bar du Marché. Si je veux voir des amis, des écrivains, je sais que c’est là que je les croiserai ». Ines de La Fressange qui a ouvert il a 7 ans, sa boutique concept-store rue de Grenelle avoue : « ce qui me fascine ici, c’est le télescopage avec le passé. Quand on entre au musée Delacroix, sur la place Fürstenberg, on se dit que Delacroix lui-même a eu exactement la même vision que nous. C’est pareil, pour Lipp, le Flore ou les Deux Magots, avec tous les écrivains qui y ont presque séjourné. Quand je regarde l’église Saint-Germain, pour moi, c’est une carte postale ; chez moi on achète ma marque mais aussi plein de choses qui font penser à ici, à Paris ». L’ancien mannequin de Chanel ajoute : « en revanche, je trouve détestable toutes ces grandes marques de luxe, qui n’ont rien à faire là ! Les commerces de proximité manquent, tout comme un coffee shop et des plots pour accrocher les vélos. Et la disparition de la librairie La Hune, quel dommage ».

Et pour finir c’est l’écrivain Nicolas d’Estienne d’Orves qui aura un petit mot pour Cerise : « les années passant, une décennie n’est qu’un éclair. Et hop, 2012 a gagné une dizaine ! Qui l’a vue filer ? Pas moi, en tous les cas. Au-delà d’une certaine limite, arrive le temps où l’on vieillit plus vite que son biotope. Les cheveux grisonnent, la souplesse nous fuit, mais les murs, les toits, les rues, ne bougent plus. Saint-Germain est là, immuable, plutôt fringant, le sourire en coin, et l’on n’a plus le droit de moquer ses rides car on est devenu son aïeul. Happy birthday Cerise ! »

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