Construit en 1470, l’hôtel de L’Aigle Noir Fontainebleau dévoile une riche histoire. Le nom « L’Aigle Noir » fut attribué en 1810, inspiré par l’oiseau de Zeus. © L’Aigle Noir Fontainebleau – MGallery

L’Aigle Noir à Fontainebleau : histoire d’un palace habité par les siècles

Lise-Marie Ranner-Luxin
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Lise-Marie Ranner-Luxin
Directrice de la rédaction
Fondatrice du site, Lise-Marie aime la culture et sa ville Paris. Elle a travaillé dans la presse magazine féminine et informatique ainsi que dans la mode....
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Parfum Second Empire et souvenirs impériaux. À deux pas du château de Fontainebleau, L’Aigle Noir – MGallery cultive une certaine idée du prestige à la française. Et s’il y a des hôtels qui racontent des histoires, celui-ci en chuchote depuis le XVe siècle.

Un hôtel de légendes et de velours

Au XVIIIème siècle, L’Aigle Noir se transforme en hôtel particulier puis en hôtel de tourisme, qui accueille une clientèle aisée de passage à Fontainebleau. © L’Aigle Noir

Fontainebleau, ses pavés, sa forêt, son château. Et juste en face, une façade discrète mais imposante : L’Aigle Noir, né en 1470, a vu passer des siècles de gloire, de poussières dorées et de séjours princiers. Il fut le refuge des rois, l’annexe feutrée du pouvoir. Transformé en hôtel particulier au XVIIIe, rebaptisé en 1810 du nom de l’oiseau de Zeus, ce lieu a vu défiler chefs d’État, têtes couronnées et stars en quête d’échappée.

L’esprit y est resté : tapis épais, moulures dorées et silhouettes Napoléoniennes planant entre deux fauteuils Empire. Les 54 chambres et suites distillent un confort sans ostentation, entre étoffes choisies et clins d’œil au passé. Ici, l’histoire ne se visite pas, elle se vit en peignoir.

Entre nature et culture, la belle échappée

Doté d’une décoration intérieure emblématique du style Second Empire, chaque recoin raconte une histoire riche en sophistication et en héritage. © L’Aigle Noir

Mais Fontainebleau ne se résume pas à ses murs. L’Aigle Noir regarde vers la forêt, 22 000 hectares de pins, de rochers et de sentiers battus par les grimpeurs du monde entier. La ville, elle, aligne ses théâtres, ses cinémas et ses boutiques, comme une mini-capitale d’art de vivre. Les golfeurs, eux, connaissent déjà l’adresse : trois parcours dans un rayon serré, dont celui de Fontainebleau, parmi les plus réputés de l’Hexagone.

Alors oui, on peut venir ici pour flâner, respirer ou se recueillir. Mais surtout pour sentir, entre deux pages de livre, le souffle d’un autre temps. À L’Aigle Noir, on ne dort pas : on s’installe dans une époque.

Une parenthèse cinq siècles plus tard

Avec ses 54 chambres et suites, l’hôtel offre un confort absolu, et invite les visiteurs à se détendre et à se ressourcer dans un cadre où le luxe se marie harmonieusement à l’histoire. © L’Aigle Noir

C’est un hôtel comme on n’en fait plus : un de ceux qui ont vu trop de choses pour se donner en spectacle. Dans les couloirs, le silence n’est pas vide, il est habité. Un refuge à la française, entre marbre, mémoire et moquette. Fontainebleau, c’est peut-être ça : une pause dans l’histoire, à deux battements d’ailes de Paris.

27 Place Napoléon Bonaparte, 77300 Fontainebleau
Site internet : L'Aigle Noir Fontainebleau - MGallery
Téléphone : +33 (0)1 60 74 60 00
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Fondatrice du site, Lise-Marie aime la culture et sa ville Paris. Elle a travaillé dans la presse magazine féminine et informatique ainsi que dans la mode. Grande fan du New Yorker, Vogue et Harper’s Bazaar, c’est de ces prestigieuses revues qu’elle s’est inspirée pour créer Rapporteuses.com, des revues avant-gardistes qui ont contribué à l’émancipation des femmes, en matière de mode, de société, d’art et de littérature.
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