Mamamia Paris. Le tout premier restaurant italien festif haut de gamme dans le 8ème arrondissement de Paris. © Mamamia Paris

Mamamia Paris : spaghetti show et mafia disco

Lise-Marie Ranner-Luxin
Par
Lise-Marie Ranner-Luxin
Directrice de la rédaction
Fondatrice du site, Lise-Marie aime la culture et sa ville Paris. Elle a travaillé dans la presse magazine féminine et informatique ainsi que dans la mode....
- Directrice de la rédaction
4 Min. de lecture

Dans le 8e arrondissement, l’Italie se met sur son 31. Et ça brille. Fort.

Attention, concept. À deux pas des Champs-Élysées, un nouveau temple vient de surgir dans le 8e arrondissement. Mamamia Paris débarque rue Vernet avec ses fourchettes en or et son accent napolitain sous stéroïdes. Le tout premier “restaurant italien festif haut de gamme” du quartier. Oui, tout ça. Une trattoria qui aurait croisé une boîte de nuit et un film de Scorsese. Bienvenue dans l’Italie revue par le triangle d’or. Entre fantasme de la dolce vita et show à l’italienne, ici, l’assiette flirte avec la fête, et la cuisine joue la bande-son du glamour.

Chez Mamamia, on mange en famille. Enfin, façon fashion week

© Mamamia Paris

Pas d’Italie sans clan. Chez Mamamia, on ne parle pas seulement carbonara : on parle famille, bruyante, joyeuse, théâtrale. C’est le cœur battant du lieu. Ici, on parle famiglia avec un F majuscule. Mais une famille en Prada, brushing et caviar sur linguine. Ambiance : grandes tablées, grands gestes, et grands plats qui veulent en mettre plein les yeux (et un peu dans le ventre aussi). Arancini au foie gras, bistecca à découper comme un contrat, pasta qui brillent presque autant que les Rolex autour.

Dans les assiettes, des recettes qui claquent comme un refrain connu. Aux manettes, un chef qui a fait son pèlerinage culinaire du Piémont aux Pouilles, revenu avec la mission sacrée de sublimer le terroir. Traduction : du produit chic, du dressage millimétré, et un menu qui coche toutes les cases de l’italianité Instagram-compatible. Dans ses valises : des produits nobles, un accent chantant, et cette obsession de faire bon. Très bon. Parfois trop.

En sous-sol, le crime organisé : la teuf

© Mamamia Paris

En sous-sol, changement de décor. Place à CosaNostra, le bar club planqué qui joue la carte mafia chic. Une cave aux airs de bunker stylisé, hommage direct aux films de mafieux, mais version Rome 1984.

Minimalisme seventies, lumière tamisée, cocktails calibrés, clientèle calibrée aussi. Murs sombres, néons vintage : on est plus proche de Gomorra que de La Traviata. On y danse sur du deep house en regardant l’heure passer.

Ça danse, ça boit, ça pose. Les DJ s’enchaînent, les verres aussi. Jusqu’à tard, la nuit appartient aux oiseaux de nuit à mocassins vernis, et s’étire jusqu’à 2h du mat’, sauf si le brushing lâche avant.

Expérience ou parodie ?

À chacun de trancher. Mamamia Paris, c’est un peu comme si la dolce vita avait matché sur Tinder avec la Jet Set. Tout est là : le storytelling bien huilé, la déco chiadée, les plats qui posent avant d’être mangés. L’Italie ? Oui, mais version haute couture. Et si possible, sans miettes sur la chemise.

L’adresse qu’on attendait ? Peut-être. Ou peut-être pas. Mamamia Paris ne cherche pas le consensus. C’est une expérience totale : manger, voir, être vu. Un lieu où l’Italie devient spectacle, et où le dîner ne suffit plus. En somme, on dîne, on filme, on partage. Et parfois, on mange aussi. L’Italie comme décor, la fête comme credo. Reste à savoir si on y revient pour les plats… ou pour les selfies.

Verdict ? Une trattoria pour ceux qui n’ont jamais mis les pieds à Naples mais savent reconnaître une bonne lumière.

Plus d’info :

📍 Mamamia Paris – 5 bis rue Vernet, Paris 8
🍝 Déj. : lundi à vendredi, 12h-14h30 (dernière commande 14h)
🍷 Dîner : tous les soirs de 19h à 1h30 (minuit en semaine, 00h30 le week-end)

Partager cet article
Directrice de la rédaction
Suivre :
Fondatrice du site, Lise-Marie aime la culture et sa ville Paris. Elle a travaillé dans la presse magazine féminine et informatique ainsi que dans la mode. Grande fan du New Yorker, Vogue et Harper’s Bazaar, c’est de ces prestigieuses revues qu’elle s’est inspirée pour créer Rapporteuses.com, des revues avant-gardistes qui ont contribué à l’émancipation des femmes, en matière de mode, de société, d’art et de littérature.
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *