Il a la silhouette discrète des hommes de dossiers, mais quand il entre dans un prétoire, les silences s’étirent. Maître Fabien Gaillard, avocat parisien au CV long comme une ordonnance du juge des affaires familiales, n’est pas de ceux qui se contentent d’ânonner des textes de loi. Lui, il les dissèque, les tord, les croise, les fait parler. Fiscalité, immobilier, urbanisme, patrimoine, famille, successions internationales : Gaillard ne choisit pas son camp, il les connaît tous.
Ancien notaire, 18 ans passés à ausculter les subtilités du droit civil comme un urgentiste de la clause, il a quitté le confort feutré des études notariales pour la nervosité des prétoires. Diplômé de l’HEDAC, docteur en droit, spécialisé en droit fiscal et patrimonial, il est devenu ce que les avocats appellent entre eux un “réparateur de casse juridique” : celui qu’on appelle quand le dossier est trop lourd, trop piégé, trop tordu.
Star des avis Google et des montages sur-mesure
300 avis clients qui chantent ses louanges. On parle d’un professionnel “précis”, “humain”, “disponible”, “pédagogue”, qui ne vend pas du rêve mais de la stratégie. Du genre à répondre au téléphone un samedi matin pour expliquer à un entrepreneur désespéré comment sauver les meubles d’un divorce ou éviter qu’une succession vire au conflit de génération.
Aujourd’hui, Gaillard déploie son savoir-faire de chirurgien du patrimoine au service de confrères. Son terrain de jeu : les successions conflictuelles, les divorces avec patrimoine éclaté sur trois continents, les montages juridiques d’expatriés pressés de ne pas se faire plumer par les impôts. Le tout avec une fluidité de juriste bilingue code civil / code général des impôts.
Le juriste que les promoteurs s’arrachent
Mais Gaillard ne s’arrête pas aux histoires de familles déchirées. Il joue aussi des coudes du côté des promoteurs immobiliers. Là encore, il audite, éclaire, démonte et remonte les projets de construction comme un horloger suisse du droit urbain. Les contraintes du PLU, les subtilités du droit de préemption ou les chausse-trappes du droit de l’environnement ? Son pain quotidien.
L’affaire du squatteur et la piscine maudite
Dernier fait d’armes : une affaire toulousaine qui a fait les délices de la presse locale et des plateaux télé. Un jeune homme, entré sans autorisation dans une résidence privée pour piquer une tête dans la piscine, chute, se blesse, et… porte plainte contre les propriétaires. Surréaliste ? Pas pour Maître Gaillard. Dans une tribune sèche comme un arrêt de la Cour de cassation, il rappelle que l’article 1244 du Code civil ne fait pas de distinction entre invités et intrus : un propriétaire reste responsable des dommages causés sur son bien. Même si l’occupant est illégal. Même si l’histoire frise l’absurde.
“Les copropriétaires doivent prouver que leur bien était en état ou qu’ils ont été empêchés de l’entretenir par la présence du squatteur”, tranche-t-il, sans trembler.
Pas de commentaire inutile, pas de populisme juridique. Juste la règle. Froide. Tranchante. Irréprochable.
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