Juana Martin puise dans les racines andalouses pour créer une esthétique à la fois pure et sensuelle. © Juana Martin Winter 2025 Fashion show

Juana Martin : l’extase et le vertige

Rapporteuses
2 Min. de lecture

Entre extase et pénitence, Juana Martin tend un fil tendu au-dessus du vide. Sa nouvelle collection, Pared de Cal, respire l’Andalousie à pleins poumons blancheur crayeuse, ombres brûlées, murmures de processions et parfum de fleurs du mal. Le dicton « entre nonnes et moines, mur de chaux et de pierre » devient prétexte à un duel sensuel : le bien contre le mal, la chair contre l’âme.

Sur le podium, les silhouettes glissent comme des prières murmurées derrière un voile. Dentelle chantilly, transparences impudiques, drapés légers qui frôlent le blasphème. Puis, comme un coup de goupillon, le blanc immaculé s’impose, ponctué de noir profond. La tentation charnelle et la soif de ciel s’empoignent dans la même robe.

Les murs blanchis à la chaux des villages andalous se devinent dans chaque pli, chaque éclat de lumière. Les plumes frémissent comme un frisson sacrilège, les perles accrochent la lumière tel un chapelet précieux. C’est à la fois procession et cabaret, oraison et danse macabre.

Chez Juana Martin, la beauté n’est jamais lisse : elle est fiévreuse, tiraillée, toujours sur le point de se confesser.

Plus d’info :

www.juanamartin.es

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