Sarah Martins ancienne candidate de télé réalité, ayant participé entre autres à la saison 10 des Anges, aujourd’hui entrepreneure. © Instagram

Sarah Martins : le brushing comme manifeste

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Elle a connu les plateaux télé, les clashs de télé-réalité, les followers par milliers et les likes en rafale. Aujourd’hui, Sarah Martins fait le brushing à la France entière. Ex-candidate des Anges, figure bien connue de l’arène numérique, elle revient à ses premières amours : le cheveu. Mais version business, avec perruques, extensions et coiffeurs nomades.

Rencontre avec une entrepreneuse qui ne fait pas que lisser les mèches, mais aussi les idées reçues.

Samedi 30 septembre 2023, lancement officiel de “Beauty by Martins” : un crew de coiffeurs et maquilleurs mobiles prêts à dégainer leurs pinceaux sur tout le territoire. Du make-up dans le 93 ou des boucles dans le Var ? Aucun problème. Elle veut la France, toute la France.

“J’ai commencé coiffeuse, j’ai bossé dans les grosses enseignes. Puis la télé a débarqué. Et ça a mis ma passion en pause. Fallait que je revienne à ça. Ça me manquait de sublimer les gens.”

Sarah Martins parle cash. Pas de stratégie ficelée dans un incubateur chic du 2e arrondissement. Juste une idée, simple comme une raie au milieu : faire profiter sa communauté de son « don », celui de révéler la beauté, toutes beautés confondues.

Afro, asiatique, européen : le cheveu est politique

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Ce n’est pas un détail : Beauty by Martins revendique une expertise tout-terrain. Pas une lubie wok, un combat vécu. Elle insiste : ses équipes savent coiffer “toutes” les textures de cheveux, ce que la plupart des salons classiques se gardent bien d’assurer.

“On ne nous apprend pas à travailler toutes les natures de cheveux. Et ça, c’est un vrai problème. Moi, je veux que chaque personne, quel que soit son type de peau ou de cheveu, se sente comprise et bien traitée.”

Sarah Martins bouscule les codes, à sa manière. En baskets et gloss mat, elle donne une claque au monochrome capillaire des salons bourgeois. Son business ? Inclusif, ambulant et très bien marketé.

L’après-shampooing, c’est maintenant

Et ce n’est que le début. Derrière les boucles et les balayages, il y a un plan. Gamme de shampoings et masques en cours de formulation, extensions déjà prêtes à l’emploi, fers à lisser et accessoires dans les starting-blocks. Même une ligne de perruques pour femmes touchées par le cancer est en gestation.

“C’est pas juste une histoire de beauté. C’est du care, c’est de la dignité.”

Business, glam et storytelling

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Tout ça, bien sûr, sera documenté dans Just Me, télé-réalité 2.0 diffusée sur People 24, dont la saison 2 sort bientôt. Beauty by Martins y joue son propre rôle : création, coulisses, galères de locaux, premiers shootings, stratégie réseaux. Rien n’est laissé au hasard. Ni le fond de teint, ni le fond de scène.

“Je l’ai rêvé il y a deux ans. J’en parle aujourd’hui. Je le vis.”

Sarah Martins, c’est le retour au réel d’une fille de la télé. Elle transforme l’image en outil, la notoriété en levier. Avec des ciseaux, des anneaux et un bon éclairage. Pas de manifeste féministe sur PowerPoint, mais une volonté brute : rendre la beauté accessible, visible et multiple. Et peut-être, en passant, donner à la coiffure ce qu’on ne lui accorde pas toujours : une place dans les luttes du quotidien.

📍À suivre sur Instagram : @beautybymartins

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