À deux pas du boulevard Raspail et de l’Assemblée nationale, cette adresse germanopratine conjugue charme feutré, cuisine généreuse et esprit festif. Derrière son allure de cocon chic, Le Boudoir déploie une partition gastronomique maîtrisée, portée par un jeune chef géorgien au parcours européen déjà affirmé.
- Un refuge chic et chaleureux dans le tumulte parisien
- Giorgi Maisuradze, un parcours européen au service d’une cuisine sincère
- Une carte réconfortante, entre tradition et touches contemporaines
- Le bar, théâtre discret d’une convivialité parisienne
- Une mezzanine prisée, entre intimité et esprit festif
- Une maison ouverte, du matin à la nuit
Un refuge chic et chaleureux dans le tumulte parisien
En plein quartier germanopratin, là où les façades cossues se succèdent et où les cafés historiques dessinent une certaine idée de Paris, Le Boudoir se glisse avec discrétion et élégance. La décoration, chic et cosy, compose un écrin propice à la confidence autant qu’à la célébration. Banquettes confortables, lumières tamisées, bois et matières chaleureuses : tout invite à ralentir, à s’installer, à savourer.

L’adresse cultive cette atmosphère rare, où l’on se sent immédiatement accueilli sans jamais céder à la familiarité. Une douceur enveloppante qui correspond parfaitement à l’âme de Saint-Germain-des-Prés : un lieu de passage et de mémoire, de voisinage et d’ailleurs. Car ici, la clientèle est à l’image du quartier. Des habitués du coin côtoient des visiteurs venus du monde entier, attirés par le rayonnement international de ce fragment de Paris qui n’a jamais cessé de faire rêver.
Giorgi Maisuradze, un parcours européen au service d’une cuisine sincère
Aux commandes, le jeune chef géorgien Giorgi Maisuradze impose déjà une signature. Son itinéraire raconte une cuisine en mouvement : des débuts en Italie, dans la région de Rome, à Anzio, au sein de plusieurs établissements, avant une arrivée à Paris où il affine son geste au Bistrot d’Edmond, au Mondial puis au Café Opéra.
Ce cheminement se ressent dans l’assiette. La cuisine de Maisuradze ne cherche pas l’effet, mais l’équilibre. Elle s’inscrit dans une tradition bistrotière revisitée avec précision, où chaque plat assume sa gourmandise tout en respectant les produits. La carte est immédiatement séduisante, presque irrésistible. Elle donne envie de céder à l’appel des classiques, de s’abandonner à la générosité.
Une carte réconfortante, entre tradition et touches contemporaines
En entrée, les œufs bio mimosa s’imposent comme un hommage simple et juste à la cuisine française. Texture crémeuse, assaisonnement maîtrisé : le plat rassure et séduit. La soupe à l’oignon gratinée aux deux fromages, elle, joue la carte du réconfort, avec un gratin doré et une profondeur de goût qui évoque les grandes tables populaires.

Les plats poursuivent cette logique de plaisir assumé. Le pavé de saumon, nappé d’une sauce miso et accompagné d’un riz basmati safrané, crée un pont subtil entre influences françaises et notes asiatiques. L’entrecôte simmental, flambée au cognac et relevée d’une sauce au poivre, accompagnée de frites, affirme quant à elle un classicisme réjouissant. La viande est généreuse, la cuisson maîtrisée, la sauce enveloppante.
Côté desserts, la crème brûlée à la vanille et le tiramisu clôturent le repas sur une note familière, réconfortante, presque nostalgique. Des classiques exécutés avec soin, qui rappellent que la simplicité, lorsqu’elle est bien faite, reste l’un des plus grands luxes.
Verdict : très bon. Sans esbroufe, mais avec une sincérité qui touche.
Le bar, théâtre discret d’une convivialité parisienne
Impossible d’évoquer Le Boudoir sans s’arrêter sur son bar. Véritable point d’attraction, il agit comme une invitation à prolonger la soirée. Les cocktails maison, préparés avec précision, deviennent rapidement un prétexte à rester, à discuter, à refaire le monde.
Dans ce décor feutré, le bar n’est pas seulement un comptoir : il est un lieu de transition entre le dîner et la fête, entre la conversation et la célébration.
Une mezzanine prisée, entre intimité et esprit festif
À l’étage, une mezzanine pouvant accueillir une quinzaine de personnes se révèle être l’un des secrets les mieux gardés du lieu. Parfaite pour une soirée spéciale, un anniversaire ou un dîner entre amis, elle offre un espace à la fois isolé et vivant.
Ce petit cocon rassemble, stimule l’esprit festif et transforme le repas en moment partagé. Le champagne y devient naturellement le sésame d’une parenthèse mémorable. On trinque, on rit, on s’attarde : l’instant prend de l’ampleur sans jamais perdre en élégance.
Une maison ouverte, du matin à la nuit
De 8 heures à minuit, sept jours sur sept, Le Boudoir accueille sans relâche une clientèle variée, fidèle ou de passage. Le matin s’y prête à la douceur, le midi à l’efficacité gourmande, le soir à la convivialité. Ce qui frappe, au-delà de la cuisine et du cadre, c’est la cohérence d’ensemble : un lieu où l’on se sent bien, où le plaisir est pensé comme une expérience globale. Ici, le bonheur est fait maison, dans l’assiette, dans l’accueil, dans l’ambiance.
Le Boudoir ne cherche pas à révolutionner la gastronomie parisienne. Il fait mieux : il rappelle, avec élégance et constance, que la réussite d’une table tient souvent à la justesse des détails, à la chaleur d’un lieu, à la sincérité d’une cuisine. Et à cette promesse simple, mais essentielle : passer un bon moment.
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