Washington 18 août, remake cheap de Y a-t-il un flic…. Trump joue le shérif planétaire, badge en plastique et punchlines en mousse. Zelensky sourit, attend des garanties qui n’arrivent pas, la diplomatie sucre d’orge : remerciements en rafale, aucune fausse note devant Trump. L’Ukrainien évite les balles perdues, celles de l’hôte orange et celles de son vice-président Vance, toujours prêt à dégainer.
Pendant ce temps, Poutine fait le mort, histoire de mieux revenir. Les Européens agitent les bras, comme des figurants en manque de texte.
À Washington, Zelensky cajole, l’Europe recadre
Washington, décor carton-pâte d’un blockbuster raté. Trump, costume mal ajusté, badge imaginaire accroché à la cravate, se rêve en flic du monde libre. Un Frank Drebin de la Maison-Blanche, prêt à sauver la planète avec trois slogans et un plan griffonné sur un post-it.
En face, Zelensky en funambule joue l’allié modèle, sourire poli, costume sobre cette fois, on ne l’y reprendra plus. Mais derrière la photo de famille, l’Ukrainien guette : garanties concrètes, délais fermes, pas seulement des promesses balancées comme des cacahuètes en conférence de presse.
Dans le Bureau ovale, les amabilités, puis la photo de groupe. Cinq chefs d’État, Ursula von der Leyen en gilet pare-balles institutionnel, et Mark Rutte en uniforme Otan. Une armada européenne, rare, débarquée pour éviter que Trump ne transforme l’Ukraine en lot de consolation pour le Kremlin.
Les Européens ? Figurants. Macron et consorts plaident pour un cessez-le-feu comme on réclame une rallonge de budget : la voix tremble, les yeux se lèvent au ciel.
Car trois jours plus tôt, en Alaska, le président américain avait ressorti des idées soufflées par Moscou : échange de territoires, compromis made in Poutine. Lundi, rebelote. Trump évoque l’option, Zelensky s’y oppose, Merz flingue l’idée : « Demander ça à Kyiv, c’est comme demander aux États-Unis de céder la Floride. » Le chancelier allemand en mode bad cop, pendant que ses collègues européo-souriants caressent Trump dans le sens du brushing.
Le cessez-le-feu ? Ressuscité par Merz, enterré par Trump, réclamé par Macron. Flou total. Comme d’habitude. Poutine, lui, reste dans l’ombre. Méchant fantôme, silhouette de polar soviétique. On murmure qu’il viendrait serrer la main de Zelensky dans deux semaines. Ou pas. Contacté au téléphone, il aurait soufflé un « pourquoi pas » sur un sommet avec Zelensky. Rien de plus.
Garanties de sécurité : Zelensky insiste, Trump botte en touche, il continue son numéro. « On va créer une OTAN-bis », « On va garantir la sécurité », « On va sauver l’Ukraine ». Le tout sans date, sans chiffres, sans mode d’emploi. Comme Drebin dans Y a-t-il un flic pour sauver le monde ? : il fonce, il promet, il trébuche. Et tout le monde se demande : est-ce qu’on doit rire, ou s’inquiéter ?
En gros, pas d’OTAN pour l’Ukraine, juste une promesse bricolée : les Européens paient, Washington fait le filet de sécurité. Délai annoncé : dix jours. Traduction : une éternité diplomatique.
Et puis l’humanitaire, pour la vitrine. Olena Zelenska passe une lettre à Melania, Trump annonce un échange de prisonniers « imminent ». Moscou, agacé, rappelle son refus catégorique de voir un seul uniforme de l’Alliance en Ukraine.
Sommet express à Washington : beaucoup de promesses, zéro garantie, juste du cinéma. Le monde attend la suite. Avec ou sans pop-corn. Résultat ? Un sommet où Zelensky cajole, l’Europe recadre, Trump improvise et Poutine boude. Une diplomatie qui ressemble de plus en plus à une parodie. Bref, on a regardé, Y a-t-il un flic pour sauver le monde ?
Sources :